
Vendredi 2 mai, sur les coups de 11h00 au centre ville de Mulhouse, une personne âgée traverse la route avec son déambulateur, seulement, elle n'aura pas le temps d'arriver au trottoir, un camion arrivant et n'ayant pas vu la pauvre dame la percute et la traîne sur quelques mètres, avant de pouvoir enfin arrêter le véhicule, elle est morte sur le coup.
Enfin ça, c'est seulement ce que j'ai ouïe dire, en effet, tout commençais bien pour moi, la journée du vendredi 2 mai s'annonçait à merveille : il y avait les deux derniers examens de la semaine à passer et en plus il faisait beau et chaud.
C'est alors que dans le tram, j'apprends par un ami de la promo de japonais que les trains de la ligne Bâle Strasbourg (car je vais à l'université à Strasbourg) sont dérangés à cause d'un « accident de personne ». Une personne c'était jeté sous les rails à Colmar.
Chemin faisant, le tram arrive à la Porte Jeune de Mulhouse, déjà bien angoissée, je vois à hauteur de la station de tram toute une ribambelle de voitures de police, de camions de pompier, des banderoles rouges et blanches et les gens autours, ainsi qu'un camion blanc à l'arrêt et de loin un corps allongé sur le sol recouvert d'un drap, blanc également... je ne le savais pas encore, faute de détails, mais il s'agissait de la personne âgée que j'ai cité plus haut. C'était un gros choc, les gens présent dans le tram en sortaient en curieux, et d'autre entraient dedans pâle comme des linges. Le tram d'habitude animé était cette fois ci inanimée d'un silence bien pesant.
J'écris tout ça en fait parce que ces événements m'ont beaucoup marqué, c'est étrange de se dire qu'en un endroit si animé, que nous, les ami(e)s, les potes et les habitants qui connaissons tellement bien ce lieux publique, il y ait eu un accident si morbide et pourtant si banal comme il en arrive chaque jour, partout.
Je pense à cette pauvre femme qui se rendait peu être à la boulangerie ou que sais-je, et qui avait encore peu être devant elle quelques années à vivre, qui avait peu être travailler durement toute sa vie et qui ne pourra jamais plus profiter du peu de temps qui lui restait...
Je pense également au conducteur du camion qui ne s'en remettra sans doute jamais... aux familles et à l'entourage des personnes qui se suicide... et plus que tout, je pense aux gens qui doivent chaque jour « ramasser » ce qu'il reste des victimes...
Moi dans tout ça, je ne suis arrivée que 5 minutes en retard à mon premier exam' ; 5 minutes sa représente kedal dans une vie, et pourtant pour moins que ça, cette dite vie, elle peut nous échapper d'un coup d'un seul, partout... d'ailleurs, je me sentais bien ridicule de n'avoir pensé qu'à mon examen alors que j'avais eu vent d'un suicide et vue une morte sur la route...
Le soir quand je suis rentrée, dans le train, je pensais à la personne qui c'était suicidé à Colmar, en quelques sorte, j'ai eu le sentiment de lui avoir rouler deux fois de plus dessus, c'était assez terrible... mais ce qui fait le plus bizarre, c'est de repasser, juste à côté de l'endroit où quelques heures avant gisait par terre un corps, et qu'après, il ne reste plus rien, si ce n'est que des traces jaunes sur la route ; les gens riaient à nouveau, marchaient tout près de l'endroit où l'accident c'était produit sans même le savoir... sa prouve cruellement que la vie continue malgré tout ce qui peut arriver.
Autant dire que j'ai vu la mort de près ce jour là, seulement, ce n'était pas la mienne.
Pour finir ma diatribe, par pitié, je vous en pris, quand vous traversez une route, bon sang d’bois faite le sur un passage clouté, regardez s'il n'y rien à gauche et à droite et s'il y a des voitures, assurez vous qu'elles s'arrêtent ou que leur feu soit passé au rouge !